Correcteur d'orthographe

Conjonction de subordination : liste, sens et mode du verbe

Une conjonction de subordination est un mot invariable qui introduit une proposition subordonnée et la rattache à la proposition principale : je sors quand il fait beau. Les conjonctions simples sont que, quand, comme, si, lorsque, puisque et quoique ; les autres sont des locutions conjonctives (parce que, bien que, afin que…).

Sommaire
  1. Les conjonctions de subordination simples
  2. Liste des conjonctions de subordination par sens
  3. Indicatif ou subjonctif : comment choisir ?
  4. Conjonction, pronom relatif ou adverbe ?
  5. Élision et répétition
  6. Les erreurs fréquentes
  7. Questions fréquentes

La proposition qu'elle introduit s'appelle une subordonnée conjonctive. Introduite par que, elle complète souvent le verbe (je sais que tu viendras) : c'est une complétive. Introduite par les autres conjonctions, elle exprime une circonstance (temps, cause, but, condition…) : c'est une circonstancielle. Les différents types sont présentés sur la page proposition subordonnée.

Ne confondez pas avec la conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car), qui relie deux éléments de même niveau sans créer de dépendance.

Les conjonctions de subordination simples

ConjonctionSensExemple
queintroduit une complétive ; forme les locutionsJe pense que tu as raison.
quandtempsQuand il pleut, je lis.
lorsquetempsLorsque le train arriva, la foule s'avança.
commecause, comparaison, tempsComme il faisait froid, nous sommes rentrés.
sicondition, hypothèseSi tu veux, nous partirons tôt.
puisquecause présentée comme connuePuisque tu insistes, j'accepte.
quoiqueconcession (« bien que »)Quoiqu'il soit tard, il travaille encore.

Quoique en un mot signifie « bien que » ; quoi que en deux mots signifie « quelle que soit la chose que » : quoi que vous disiez, il refusera. La même logique s'applique à quel que soit.

Liste des conjonctions de subordination par sens

La plupart des conjonctions sont des locutions formées avec que. Le tableau les classe par sens et indique le mode du verbe qui suit.

SensConjonctions et locutionsModeExemple
Temps (fait réel)quand, lorsque, pendant que, tandis que, alors que, dès que, aussitôt que, depuis que, après que, chaque fois que, à mesure queindicatifDès qu'il arrive, prévenez-moi.
Temps (fait à venir)avant que, jusqu'à ce que, en attendant quesubjonctifRentrez avant qu'il pleuve.
Causeparce que, puisque, comme, étant donné que, vu que, du fait que, sous prétexte queindicatifIl est absent parce qu'il est malade.
Conséquencesi bien que, de sorte que, au point que, si… que, tellement… que, tant… queindicatifIl a tant couru qu'il est épuisé.
Butpour que, afin que, de peur que, de crainte quesubjonctifParlez fort pour qu'on vous entende.
Concessionbien que, quoique, encore quesubjonctifBien qu'il soit jeune, il est prudent.
Oppositionalors que, tandis que, même siindicatifMême s'il pleut, nous sortirons.
ConditionsiindicatifSi tu viens, préviens-moi.
Conditionà condition que, pourvu que, à moins que, pour peu que, en admettant quesubjonctifJe viendrai à condition que tu sois là.
Hypothèseau cas où, quand bien mêmeconditionnelAu cas où il pleuvrait, prenez un parapluie.
Manièresans quesubjonctifIl est parti sans qu'on le voie.
Comparaisoncomme, ainsi que, de même que, plus… que, moins… que, autant queindicatif ou conditionnelIl est plus grand que je ne le pensais.

De sorte que change de sens selon le mode : avec l'indicatif, il exprime une conséquence réelle (il a crié, de sorte que tout le monde s'est retourné) ; avec le subjonctif, un but (parlez de sorte que tout le monde vous comprenne).

Indicatif ou subjonctif : comment choisir ?

Le principe est simple : l'indicatif présente un fait comme réel, le subjonctif présente un fait envisagé, souhaité, pas encore réalisé ou dont on conteste la portée. C'est pourquoi le but et le temps « avant » demandent le subjonctif, et la cause l'indicatif.

Après que : l'indicatif

Après que situe un fait déjà accompli : on écrit après qu'il est parti, après que nous avons dîné. Le subjonctif (après qu'il soit parti), très courant, vient d'une analogie avec avant que. Pour retenir : avec après que, ce qui est fait est fait ; avec avant que, rien n'est encore fait.

Si : jamais de conditionnel

Le si de condition n'est jamais suivi du conditionnel ni du futur : si j'avais su et non si j'aurais su ; s'il pleut demain et non s'il pleuvra demain. Le conditionnel se place dans la principale : si j'avais le temps, je viendrais. Ce si ne doit pas être confondu avec celui de l'interrogation indirecte, qui accepte le futur et le conditionnel : je me demande s'il viendra. Les deux formes voisines sont expliquées dans je serai ou je serais et dans le guide du conditionnel.

Bien que, pour que, avant que : le subjonctif

Ces locutions imposent le subjonctif : bien qu'il fasse beau, pour que tu puisses venir, avant qu'il soit trop tard. Les formes du mode sont dans le guide du subjonctif présent. Quant à malgré que au sens de « bien que », l'Académie française le déconseille : préférez bien que. Voyez malgré.

Le ne explétif

Après avant que, à moins que, de peur que, de crainte que, on peut ajouter un ne sans valeur négative : partez avant qu'il (ne) pleuve. Il est facultatif. Après sans que, l'Académie recommande de ne pas l'employer : sans qu'il le sache plutôt que sans qu'il ne le sache.

Conjonction, pronom relatif ou adverbe ?

Plusieurs mots changent de nature selon la phrase. La classe grammaticale se décide toujours en contexte.

MotConjonction de subordinationAutre nature
queJe crois que tu as raison.pronom relatif : le livre que je lis ; interrogatif : que veux-tu ? ; exclamatif : que c'est beau !
quandQuand il pleut, je lis.adverbe interrogatif : quand pars-tu ?
siSi tu veux, je t'aide.adverbe d'intensité : il est si gentil ; réponse : tu ne viens pas ? Si.
commeComme il pleuvait, je suis resté.adverbe exclamatif : comme il a grandi !

Pour distinguer que conjonction et que pronom relatif, regardez ce qui suit. Après la conjonction, la proposition est complète : l'idée que tu partes m'attriste (tu partes : rien ne manque). Après le relatif, il manque un complément, que que représente : l'idée que tu as eue (tu as eu l'idée). Le relatif a une fonction dans la subordonnée ; la conjonction n'en a aucune.

Où n'est jamais une conjonction de subordination : c'est un pronom relatif ou un adverbe interrogatif. Et quand ne doit pas être confondu avec quant à ni avec qu'en : voyez quand, quant ou qu'en.

Élision et répétition

  • Que et les locutions en que s'élident devant une voyelle ou un h muet : qu'il, bien qu'elle, parce qu'aujourd'hui.
  • Lorsque, puisque, quoique s'élident traditionnellement devant il, elle, on, en, un, une : lorsqu'il, puisqu'on, quoiqu'elle.
  • Si ne s'élide que devant il et ils : s'il vient, mais si elle vient.

Quand deux subordonnées sont coordonnées, on remplace souvent la seconde conjonction par que : quand il fait beau et qu'il ne fait pas trop chaud, nous marchons ; comme il était tard et que la route était longue, nous sommes restés. Le que garde le mode de la conjonction qu'il remplace ; après un que qui reprend si, l'indicatif est l'usage courant et la langue soutenue emploie aussi le subjonctif.

Les erreurs fréquentes

À éviterCorrectPourquoi
après qu'il soit partiaprès qu'il est partifait accompli : indicatif
si j'aurais susi j'avais supas de conditionnel après si de condition
bien qu'il est maladebien qu'il soit maladebien que + subjonctif
malgré qu'il pleuvebien qu'il pleuvetournure déconseillée par l'Académie
sans qu'il ne le sachesans qu'il le sachepas de ne après sans que
si il vients'il vientélision obligatoire devant il

Pour choisir le mode, demandez-vous si le fait est réel ou seulement envisagé. Réel (cause, temps passé, conséquence) : indicatif. Envisagé (but, « avant », souhait, concession avec bien que) : subjonctif.

Un texte relu dans le correcteur d'orthographe sera débarrassé des fautes de frappe et d'orthographe ; le choix du mode après chaque conjonction se vérifie ensuite avec le tableau ci-dessus. Les autres notions de base sont réunies sur la page grammaire française.

Questions fréquentes

Quelles sont les conjonctions de subordination ?

Les conjonctions simples sont que, quand, comme, si, lorsque, puisque, quoique. S'y ajoutent les locutions conjonctives formées le plus souvent avec que : parce que, bien que, afin que, pour que, avant que, après que, dès que, alors que, tandis que, pendant que, à condition que, de sorte que, si bien que, etc.

Quelle différence entre conjonction de coordination et de subordination ?

La conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) relie deux éléments de même niveau. La conjonction de subordination rend une proposition dépendante d'une autre : « je reste parce qu'il pleut ». La subordonnée ne peut pas former une phrase seule.

Faut-il le subjonctif après « après que » ?

Non. Après que exprime un fait accompli et se construit avec l'indicatif : « après qu'il est parti ». Le subjonctif, très répandu à l'oral, vient de l'analogie avec avant que, qui, lui, demande le subjonctif.

« Parce que » est-il une conjonction de subordination ?

Oui, c'est une locution conjonctive de subordination : elle est formée de plusieurs mots et fonctionne comme une seule conjonction. Elle introduit une subordonnée de cause, suivie de l'indicatif : « parce qu'il fait froid ».

Quel mode après « bien que » et « même si » ?

Bien que et quoique demandent le subjonctif : « bien qu'il soit tard ». Même si, qui exprime pourtant la même idée de concession, se construit avec l'indicatif : « même s'il est tard ».

« Que » est-il toujours une conjonction ?

Non. Que est conjonction dans « je crois que tu as raison », pronom relatif dans « le livre que je lis », pronom interrogatif dans « que veux-tu ? » et adverbe exclamatif dans « que c'est beau ! ». Après la conjonction, la proposition est complète ; après le relatif, il lui manque un complément.

Mis à jour le 30 septembre 2026