Correcteur d'orthographe

Quand ou quant (ou qu'en) : comment choisir

Quand ou quant ? Quand, avec un d, parle du temps et se remplace par lorsque. Quant, avec un t, ne s'emploie que dans quant à, quant au, quant aux, au sens de « en ce qui concerne ». Et qu'en est la contraction de que + en. Les trois se prononcent de la même façon, mais ne se remplacent jamais.

Sommaire
  1. Le tableau pour choisir en deux secondes
  2. Quand : le temps et la question « à quel moment ? »
  3. Quant à : « en ce qui concerne »
  4. Qu'en : « que » + « en »
  5. Les erreurs les plus fréquentes
  6. Astuce mnémotechnique
  7. Exercice rapide
  8. D'autres homophones à surveiller
  9. Questions fréquentes

Le tableau pour choisir en deux secondes

MotNatureRemplacer par…Exemple
quandconjonction ou adverbe interrogatiflorsque, à quel momentAppelle-moi quand tu arrives.
quant àlocution prépositiveen ce qui concerneQuant à moi, je reste.
qu'enque + enque … de cela, que … enQu'en penses-tu ?

Test infaillible : regardez le mot qui suit. Pas de à, au ou aux juste après ? Alors ce n'est pas quant.

Quand : le temps et la question « à quel moment ? »

Quand vient du latin quando. Il a deux emplois principaux.

Conjonction : « lorsque »

Quand introduit une proposition qui situe l'action dans le temps. On le remplace par lorsque :

  • Quand il pleut, je prends le bus. → Lorsqu'il pleut…
  • Préviens-moi quand tu seras prêt. → lorsque tu seras prêt
  • J'étais enfant quand nous avons déménagé.

Il peut aussi marquer une opposition, au sens de « alors que » : « Il se plaint quand il a tout pour être heureux. »

Quand l'action est à venir, la langue soignée met le verbe au futur après quand : « Quand tu arriveras, préviens-moi. » Le présent (« quand tu arrives, préviens-moi ») est très courant à l'oral. Après quand conjonction, on n'emploie jamais le subjonctif.

Adverbe interrogatif : « à quel moment ? »

Dans une question, quand demande la date ou le moment :

  • Quand viens-tu ? → À quel moment viens-tu ?
  • Quand est-ce que le train part ? La locution est-ce que garde son trait d'union.
  • Je ne sais pas quand il rentrera.

Les expressions avec « quand »

Toutes s'écrivent avec un d : quand même, quand bien même (suivi du conditionnel : « quand bien même il le voudrait »), depuis quand, jusqu'à quand, à quand, n'importe quand.

Devant une voyelle, on fait la liaison en [t] : « quand il », « quand elle », « quand est-ce que ». Cette liaison trompe beaucoup de monde, mais l'orthographe ne change pas : le d reste.

Quant à : « en ce qui concerne »

Quant vient du latin quantum. En français moderne, il ne vit plus que dans la locution quant à, qui sert à changer de sujet ou à mettre un élément en avant. Elle se remplace par en ce qui concerne ou pour ce qui est de.

Quant à, quant au, quant aux

Le à se contracte avec l'article comme d'habitude :

  • Quant à ta proposition, je vais y réfléchir.
  • Quant à moi, je préfère attendre.
  • Quant au budget, il sera voté en mars. (à + le)
  • Quant aux résultats, ils seront publiés lundi. (à + les)
  • Quant à l'hôtel, il est déjà réservé. (devant voyelle ou h muet)
  • Quant à partir maintenant, c'est hors de question. (devant un infinitif)

La locution se place le plus souvent en tête de phrase, et une virgule sépare son complément du reste : « Quant à moi, je reste. » Elle peut aussi se glisser après le sujet : « Mon frère, quant à lui, n'a rien dit. »

Avec un pronom, on emploie la forme tonique : quant à moi, quant à toi, quant à lui, quant à elle, quant à nous, quant à eux.

Le quant-à-soi

Le nom masculin quant-à-soi, avec deux traits d'union, désigne une attitude réservée : « rester sur son quant-à-soi », c'est garder ses distances.

Qu'en : « que » + « en »

Qu'en n'est pas un mot, mais deux : que, élidé devant une voyelle, et en. Pour vérifier, on rétablit que en entier ou on remplace en par « de cela ».

  • Qu'en penses-tu ? → Que penses-tu de cela ? (en est un pronom)
  • Qu'en est-il du projet ? → en reprend « du projet », et que s'élide devant lui.
  • Il ne voyage qu'en train. → ne … que + la préposition en.
  • Je n'ai confiance qu'en toi.
  • C'est qu'en réalité, il avait peur. (que + en réalité)

Le nom qu'en-dira-t-on (« la peur du qu'en-dira-t-on ») s'écrit avec des traits d'union et un t euphonique. Il est invariable.

Les erreurs les plus fréquentes

FauteCorrectPourquoi
quand à moiquant à moi« en ce qui me concerne »
quand au budgetquant au budgetsuivi de au
quant mêmequand mêmepas de à après
quant il viendraquand il viendra= lorsqu'il viendra
quand penses-tu ? (au sens de « qu'en »)qu'en penses-tu ?= que penses-tu de cela ?
kan, qandquandécriture phonétique

Astuce mnémotechnique

Associez chaque lettre finale à un repère. Le d de quand est celui de date : on demande « quand ? » pour obtenir une date. Le t de quant ne quitte jamais son à : quant à, quant au, quant aux, jamais l'un sans l'autre.

Exercice rapide

Complétez avec quand, quant ou qu'en :

  1. … aux horaires, ils changent en juillet.
  2. … est-ce que tu pars ?
  3. Il ne parle … anglais au travail.
  4. Elle est venue … même.
  5. … pense ta mère ?

Réponses : 1. Quant (suivi de aux) ; 2. Quand (à quel moment) ; 3. qu'en (ne … que + en) ; 4. quand (quand même) ; 5. Qu'en (que pense-t-elle de cela).

D'autres homophones à surveiller

Quand, quant et qu'en forment un trio classique, comme ou et où ou c'est et s'est. Le dossier homophones et confusions rassemble toutes ces paires avec leur test. Pour vérifier un texte entier, passez-le dans le correcteur d'orthographe.

Questions fréquentes

« Quant » est-il toujours suivi de « à » ?

Oui : quant à, quant au, quant aux. Si le mot n'est pas suivi de à, au ou aux, ce n'est pas « quant ». Seule exception, le nom composé quant-à-soi, qui contient lui aussi le à.

Écrit-on « quand à moi » ou « quant à moi » ?

« Quant à moi », avec un t : l'expression signifie « en ce qui me concerne ». « Quand à moi » est une faute très fréquente.

Écrit-on « quand même » ou « quant même » ?

« Quand même », toujours avec un d. De même : quand bien même, depuis quand, n'importe quand.

Comment écrire « qu'en penses-tu » ?

« Qu'en penses-tu ? » : c'est que + en, au sens de « que penses-tu de cela ? ».

Pourquoi entend-on un [t] dans « quand il » ?

C'est la liaison : devant une voyelle, le d final de quand se prononce [t]. On écrit pourtant toujours quand avec un d : « quand il pleut », « quand est-ce que ».

Mis à jour le 29 septembre 2026